Biographie

Stéphane Damiano est un pianiste au parcours atypique. Après 12 ans à enseigner le piano jazz, il parcourt les scènes avec différents groupes, sur des répertoires  souvent constitués de ses compositions. Après une dizaine d’années de concerts et trois disques “live”, il s”oriente vers la musique à l”image, riche de l”expérience de pianiste et de compositeur de ciné-concerts. Sa musique a toujours porté des histoires, des émotions, des ambiances, avec des thèmes mélodiques où l’on reconnait son style. Son inspiration se nourrit d’improvisations sensibles, des couleurs des musiques du monde, et de rythmes invitant au voyage.

BIOGRAPHIE détaillée

Stéphane Damiano étudie le piano classique à l’âge de 10 ans, mais influencé par des oncles musiciens, il s’intéresse très vite à d’autres styles. Il s’ouvre alors à la musique de manière autodidacte, par l’improvisation et commence à composer dès l’âge de 14 ans.

Né à Nice en 1971, il s’installe dans la région grenobloise à l’âge de 15 ans. A l’adolescence, Stéphane Damiano fait du bal, du piano-bar, accompagne des chœurs, arrange des comédies musicales pour une jeune troupe. Il s’intéresse ensuite au jazz et se perfectionne au département jazz du Conservatoire de Chambéry. A 22 ans, c’est la fin de ses études (de comptabilité). Avant de chercher du travail, il organise un voyage humanitaire au Brésil, où il joue avec une chanteuse et recueille des fonds pour un orphelinat du Nordeste. La rencontre avec les enfants des favelas le conduit à aller à l’essentiel, et il comprend l’importance de s’investir dans une passion. A son retour de ce voyage au Brésil, il décide de vivre de sa musique. Il vibre alors au rythme de la bossa nova et du tango argentin par lequel il découvre un nouvel instrument : le bandonéon. Il enseigne l’improvisation jazz dans différentes écoles de musiques et il continue à composer pour différentes formations, son septet, le duo Damiano/Sarzier, un duo avec Renaud Burdin (percussionniste), le quartet « Samarkand » ou « Eclats de Tango » avec un hommage à Astor Piazzolla…

Un autre déclic se produit à la sortie de son premier disque, ” Wagons aux étoiles ” en duo avec Jean-Pierre Sarzier en 2004. Il saute le pas, quitte l’enseignement et vit de ses concerts en tant que pianiste. Il écrit et arrange des compositions dont l’apparente simplicité dissimule un savant alliage de mélodies et de rythmes. L’improvisation fait partie intégrante de son jeu expressif qui puise dans sa sensibilité à fleur de peau, influencé notamment par les climats et l’exceptionnel touché de Keith Jarrett.

En 2007, le disque “Migrations“, enregistré avec son complice Jean-Pierre Sarzier, clarinettiste, est un véritable succès. Ça leur donne des ailes jusqu’à leur rencontre avec le brillant tambouriniste Carlo Rizzo. En 2010, ils enregistrent tous les trois « Acqua di Cielo », enregistré en public comme les précédents. Stéphane Damiano trouve en eux un prolongement et une complémentarité sur scène, comme avec le conteur Dominic Toutain avec qui il crée « le roi tisserand ».

Compositeur prolifique, il joue sur scène son propre répertoire. Il s’intéresse également aux musiques de film et en collecte un vaste répertoire qu’il développe en piano solo. Il se rend compte que sa musique pourrait servir des spectacles, de l’image et le cinéma. En 2012, il créé un ciné-concert sur le film russe « La jeune fille au carton à chapeau », une heure de musique pour piano solo, puis une deuxième version avec un bonimenteur, Jean-Philippe Seunevel. Ces deux versions seront gravée sur un DVD du film restauré par BachFilms. Deux ans après, c’est avec le même complice qu’il créé un autre ciné-concert, sur le film ethnographique « L’ennemi silencieux », l’histoire d’une tribu amérindienne.

Riche de ce parcours, il écrit maintenant de la musique pour l’image. Il compose pour des « sons et lumière » au château de Vizille : En 2013 sur la révolution française ; en 2015 sur Napoléon Bonaparte. Un CD sort avec cette dernière bande-son, mélangeant habilement l’orchestre Ad-lib (Paris), des musiciens de Grenoble (comme Pierre Drevet, trompette) et la MAO.

Il écrit pour des courts-métrages de fiction et d’animation, des documentaires mais aussi pour un développeur lyonnais de jeux vidéos “Le Grand Cauldron”. Il créé en 2015 et 2016 des musiques pour les jeux “Eternal Forest” (médiéval fantaisie), “Battlefleet Gothic : Leviathan” (bataille spatiale) et un livre inter-actif “Kult of Ktulu” (horrifique).

En 2017, sa dernière création est un piano solo intitulé “Histoires d’Amour… et autres enchantements”.

Musicien inclassable, son style est métissé et optimiste. Sa musique à la fois pleine d”énergie, réjouissante et intimiste. Elle stimule l’imaginaire et se révèle lumineuse. Il a voulu être musicien, pour partager plaisirs et émotions. Ce rêve se réalise, d’année en année.